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INDIGNATION. Le réseau pour la transition énergétique (Cler) s'oppose à un projet d'arrêté visant à diminuer l'exigence de la RT2012. Pour l'association, dix ans après le Grenelle de l'environnement, il s'agirait d'un retour en arrière.

Par un arrêté qui vient d'être mis en consultation, le Gouvernement compte diminuer l'exigence de la réglementation thermique 2012 (RT2012). Il est ainsi prévu de maintenir le seuil de performance à 57,5 kWh/m².an pour les bâtiments collectifs d'habitation jusqu'en 2019, alors qu'il aurait dû passer à 50kWh/m².an au 1er janvier 2018.

Si la Fédération française du bâtiment soutient ce texte, ce n'est pas le cas du réseau pour la transition énergétique (Cler). "Dix ans après le Grenelle de l'environnement, qui a accouché de la RT2012, c'est un retour en arrière. Nous sommes dépités de voir cela se profiler", explique Joël Vormus, président du Cler, à Batiactu. Le texte doit être débattu prochainement lors d'une séance du Conseil supérieur de la construction et de l'efficacité énergétique (CSCEE). "Nous nous situons dans la continuation des gouvernements précédents, et dans l'esprit du CSCEE : simplifier les normes pour faire diminuer les coûts", ajoute-t-il.

"Les usagers paieront les conséquences de ce recul"

Pour l'association, les conséquences néfastes de cet arrêté retomberont sur les usagers. "Certains professionnels du bâtiment veulent reconstruire leurs marges. Mais il faut savoir que ce qu'ils ne paieront pas, ce sont les usagers qui le paieront. Une étude d'impact parle d'une économie de 600 millions d'euros. Mais cela ne bénéficiera pas aux locataires."

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